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 Le Corbusier

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king-archi2010
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مُساهمةموضوع: Le Corbusier   الجمعة نوفمبر 16 2012, 10:20



Le Corbusier




Charles-Édouard Jeanneret-Gris, connu sous le pseudonyme de Le Corbusier, est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre et homme de lettres suisse romand naturalisé français (né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds - mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin).
C'est l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto, Theo van Doesburg et d’autres.
Le Corbusier a également œuvré dans les domaines de l'urbanisme et du design. Il est connu pour être l'inventeur de l'Unité d'habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920 1, comme une réflexion théorique sur le logement collectif. "L’unité d’habitation de grandeur conforme" (nom donné par Le Corbusier lui-même) sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé-lès-Nantes, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l'après-guerre. Dans son concept, il intègre tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Cependant, les architectes qui s'inspireront de lui pour les cités modernes, vont oublier cette partie là, dégradant son généreux concept et ouvrant la voie au pire des urbanismes « la cité de banlieue ».

Biographie

1887-1916 Formation, premières réalisations et voyages [modifier]
En 1900, il entame une formation de graveur-ciseleur à l'École d'Art de La Chaux-de-Fonds (son père était horloger). Son professeur de dessin, Charles L'Eplattenier, le dirige vers l'architecture en 1904 et le pousse à réaliser sa première villa à l'âge de dix-sept ans.
Dès 1909, il apprend la technique du béton armé en travaillant en tant que dessinateur chez l'architecte Auguste Perret à Paris. En 1910, on le voit employé chez Peter Behrens où il rencontre Ludwig Mies Van Der Rohe et Walter Gropius
Corbu lui-même parle de son "voyage d'Orient" qu'il entame en mai 1911 : Prague, Vienne, Budapest, Istanbul, Athènes, Pise etc. toutes villes où il remplit six carnets de dessins dont il se servira à de nombreuses reprises pour illustrer ses propos, et ses publications.
De retour à la Chaux-de-Fonds, il y construit la Villa Jeanneret-Perret (1912) et la Villa Schwob.
1917-1929 L'aventure du Purisme, puis des "villas blanches" [modifier]
Dès 1917, il ouvre un premier atelier d'architecture à Paris. Avec Amédée Ozenfant, il jette les bases en 1918 du purisme, courant artistique contemporain du cubisme mais ne le partageant pas du tout (voir ses propos acides sur le cubisme dans son livre manifeste "après le cubisme", 1918). Il définit le sens du nouveau mouvement qu'il invente dans leur revue L'Esprit nouveau (dans laquelle il produit de nombreux articles manifestes sur l'homme moderne) : « Les œuvres sont rendues lisibles par des formes simples et dépouillées, organisées en constructions ordonnées, génératrices d'harmonie. »
En 1922 il s'associe en tant qu'architecte avec son cousin architecte designer Pierre Jeanneret.
La décennie 1920-30 le voit réaliser un ensemble remarquable de projets de villas manifestes, construites ou non, où l'on voit se formaliser les éléments du langage architectural corbuséen2. On peut citer :
• La Villa Ker-Ka-Ré aussi appelée Villa Besnus, à vaucresson, livrée en 1923
• L'atelier Ozenfant pour son ami peintre, à Paris, également livré en 1923
• Les ateliers Lipchitz-Miestchaninoff, livrés en 1925 à Boulogne-sur-Seine
• L'appartement Beistegui, construit en surélévation d'un immeuble des Champs-Élysées, à Paris, livré en 1933 et détruit depuis.
• et la Villa Church, à Ville-d'Avray, terminée en 1929 également détruite.
(liste non exhaustive)
Cette série culmine avec deux réalisations remarquables :
• La Villa Stein, connue aussi sous le nom de "villa les terrasses", livrée vers 1929 à Garches. Cette maison, remaniée à plusieurs reprises n'est aujourd'hui que l'ombre d'elle-même.
• La Villa Savoye, (1929, Poissy) application littérale des "cinq points d'une architecture moderne", la plus remarquable de cette période, et qui aura une influence considérable dans l'histoire de l'architecture.
Enfin, on peut compléter cette suite par la réalisation en 1925 du Pavillon de l'Esprit nouveau, à l'occasion de l'Exposition internationale des Arts décoratifs (Expositions universelles de Paris) .
Parallèlement à cette pratique du métier d'architecte, il mène une réflexion théorique sur l'urbanisme, au travers de projets éventuellement violemment polémiques comme le Plan Voisin en 1925, qui propose de ré-urbaniser Paris, en détruisant son centre (sauf les monuments historiques reconnus), et en y construisant de vastes immeubles gratte-ciel. Il organise, en 1928, le Congrès international d'architecture moderne (CIAM).


Le toit-terrasse de l'Unité d'habitation de Marseille

1929 le voit également présenter une ligne de Mobilier dessinée avec Charlotte Perriand.
1929-1944 Logements collectifs, bâtiments publics et urbanisme [modifier]
À partir de la crise économique de 1929, Le Corbusier va concentrer sa réflexion théorique sur les problèmes de la concentration urbaine. Aménagement du front de mer d'Alger en 1930, étude d'urbanisation de Rio de Janeiro… Tous projets qui seront fortement critiqués. En même temps il mène les réalisations, de la cité-refuge de l'Armée du Salut de 1929 Paris, le Pavillon Suisse de la Cité internationale universitaire de Paris (1930-1932) ou encore, en collaboration avec l'architecte brésilien Oscar Niemeyer le ministère de l'Éducation nationale à Rio de Janeiro (1936-1943). Il est à noter qu'il fut membre du Faisceau de Georges Valois, en 1926.
1945-1965 L'après-guerre
De 1945 à 1952, Le Corbusier construit la Cité radieuse de Marseille, un immeuble d'habitation sous la forme d'un parallélépipède sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect rugueux), qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d'habitations. Dans cet immeuble, il a tenté d'appliquer ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un village vertical, composé de 360 appartements en duplex distribués par des rues intérieures.
Édifiée entre 1945 et 1952, située sur le boulevard Michelet de Marseille, près du Stade Vélodrome, cet immeuble est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composée de logements, elle comprend également à mi-hauteur de ses dix sept niveaux, des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie, etc.). Le toit-terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air.
En 1950, à 63 ans il se lance dans l'aventure de la reconstruction de la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp en Franche-Comté, détruite par les bombardements de septembre 1944. C'était son premier projet d'un bâtiment cultuel, bien qu'il ait travaillé en 1929 sur les plans de l'église de Tremblay-lès-Gonesses : « Je n'avais rien fait de religieux, mais quand je me suis trouvé devant ces quatre horizons, je n'ai pu hésiter ». Athée, il disait avoir des ancêtres cathares (desquels il tire son pseudonyme Corbusier pouvant signifier marchand de corbeilles3 ou encore cordonnier4). Il participera à l'édification de deux autres bâtiments cultuels : le couvent de Sainte-Marie de la Tourette à Éveux près de Lyon de 1957 à 1959, et l'église Saint-Pierre de Firminy à Firminy, près de Saint-Étienne dans la Loire. Jamais terminée de son vivant, c'est seulement en 2006 qu'elle sera complétée. Ce chantier tout à fait inhabituel, aura été mené par Jean Oubrerie, ancien collaborateur de l'agence Corbu.
Il va appliquer ses principes urbains et architecturaux à l'échelle d'une ville quand les autorités indiennes, dans les années 1950, lui confient le projet de la ville de Chandigarh, nouvelle capitale du Penjab. Il dessine les bâtiments du complexe administratif pour cette ville indienne (palais de Justice, palais du Capitole, Secrétariat et palais de l'Assemblée). Il y fait une synthèse entre les théories novatrices de ses débuts et l’utilisation de nouvelles formes.
En 1952, le bâtisseur d'édifices gigantesques, se fait construire à Roquebrune-Cap-Martin, un cabanon-baraque de 3.66m x 3.66 m x 2.26 m à bardage de croûte de pin « sur un bout de rocher battu par les flots ».
Il meurt le 27 août 1965, à l'âge de 77 ans, au Cap Martin, au cours d'une baignade en Méditerranée. Il est enterré sur place.
Les théories de Le Corbusier
Là où naît l'ordre, naît le bien-être. » Les choix de Le Corbusier en architecture sont ceux qui définissent le purisme : simplicité des formes, organisation, rigueur. Cette vision est mêlée d'utopie, le bonheur étant l'une des clés de ses réflexions sur l'urbanisme. Son « langage » architectural s'applique aussi bien au logement économique qu'à la villa de luxe. Dès 1926, Le Corbusier définit "UNE architecture moderne " (et non pas "l'architecture moderne") en cinq points (ce sont les Cinq points de l'architecture moderne) :
1. les pilotis
2. le toit terrasse
3. le plan libre
4. la fenêtre-bandeau
5. la façade libre
En 1933 au congrès du Congrès international d'architecture moderne (CIAM) d'Athènes, il affirme : « Les matériaux de l'urbanisme sont le soleil, l'espace, les arbres, l'acier et le ciment armé, dans cet ordre et dans cette hiérarchie. »
Le docteur P. Winter lui déclare : « notre rôle et le vôtre, aujourd'hui est de restituer la nature à l'Homme, de l'y intégrer. »
En 1938 et ce jusqu'en 1965, il n'eut de cesse de s'intéresser au projet de La Sainte-Baume, qui lui servit de brainstorming toute sa vie. Le projet utopique d'alors était de réconcilier les Français et les pays autour de la France, et de relever l'âme et l'esprit et la raison des gens pour leur redonner goût et espoir après toutes ces années de guerre.
Déjà en 1938 il écrivait un livre avec comme titre : Des canons, des munitions ? Merci ! Des logis... SVP.
Son amitié avec Édouard Trouin, géomètre de père en fils depuis 5 générations, fut très prolifique.
Le Corbusier a consigné ses théories et ses recherches dans 35 ouvrages écrits entre 1912 et 1966. Ses pairs le considéraient comme un visionnaire mais un piètre bâtisseur. Le Corbusier s'en défendait : « En architecture, je ne serai jamais l'un de vos concurrents, puisque j'ai renoncé (…) à pratiquer l'architecture de manière générale et que je me suis réservé certains problèmes qui mettent en jeu exclusivement des questions de plastique. »


Centre Le Corbusier à Zurich
Le Corbusier artiste, Le Corbusier et les artistes


En même temps que sa pratique architecturale, Le Corbusier n'a de cesse de nourrir sa réflexion par une pratique régulière des arts plastiques. On l'a vu, sa collaboration avec Amédée Ozenfant a été féconde (l'esprit nouveau, le purisme, etc).
Il pratique toute sa vie la peinture, et compte de nombreuses expositions. Son premier "voyage d'Orient" le fait passer par Vienne où il rencontre entre autres Gustav Klimt.
Il était lié d'amitié avec l'artiste breton Joseph Savina, ébéniste de formation, à qui il confiait - dans les années cinquante - la réalisation de sculptures en bois, dont il faisait le projet dessiné.
Il a beaucoup œuvré pour faire connaître son "autre" cousin Louis Soutter, qui est maintenant reconnu comme un grand artiste suisse et dont il possédait plusieurs centaines de dessins.
Il figure sur le billet de 10 francs suisses mis en circulation le 8 avril 1997, où il est représenté avec les lunettes aux grands verres ronds, cerclés de noir, qu'il portait habituellement.

L'influence de Le Corbusier
Le plan libre


Influencé par son stage effectué en 1909 chez Auguste Perret -célèbre précurseur de l'architecture poteau-poutre en béton armé (ossaturisme)- Le Corbusier est connu pour la technique constructive poteau/dalle dont l'archétype est la villa Savoye et dont l'élaboration théorique est passée par la maison Domino. Les planchers sont supportés par de fins poteaux disposés sur une trame. Ainsi les façades sont libérées de la fonction structurelle. Elles ne sont plus chargées de porter le bâtiment, comme dans la construction en maçonnerie, dite aussi période "pré-moderne".
L'organisation intérieure poursuit l'idée : les divisions de l'espace ne sont pas soumises aux impératifs de structure du bâtiment. Les ouvertures ainsi que les parties pleines sont implantées librement et organisent la façade.
Cette nouvelle façon de concevoir la construction des bâtiments est riche de conséquences. Si Corbu n'en est pas l'inventeur, il est cependant celui qui a su la formuler en termes lapidaires : "le plan libre", et en développer un vocabulaire architectural réellement nouveau.

Néo-Corbusianisme ?

On a pu voir, une redécouverte du travail de Corbu à la fin des années 1960, où son vocabulaire est repris tantôt dans le détail formel, tantôt dans ses principes fondateurs. Les "villas blanches" de Richard Meier par exemple 5, quoi que construites en bois et acier, reprennent des détails de liaison poteau-poutre aux réalisations de Le Corbusier, comme s'ils étaient réalisés en béton. Au-delà de cet aspect anecdotique, ces villas quoique que de dimensions "américaines " forment une sorte d'hommages aux villas corbuséennes des années trente. En France, cette redécouverte se formalisera dans les années 1970-90, où une génération d'architectes formée principalement par Enrique Ciriani a pu être qualifiée de "neo-corbuséenne"

Le Corbusier, architecte organique ?

Cela l’aurait sans doute choqué, mais aujourd'hui, par certaines de ses réalisations, Le Corbusier est considéré comme un des précurseurs de l'architecture organique ou du moins en partie.
Au-delà de l'aspect purement fonctionnel et de la volonté d'en faire des archétypes reproductibles, Le Corbusier réalise toujours des bâtiments faisant preuve d'une sensibilité allant au-delà de la qualité technique.
Selon Édouard Trouin, peintre et ami de Le Corbusier, ce dernier professait « que pour créer, il faut être d'abord de feu, puis de glace »6.
Principalement religieuses (Notre-Dame de Ronchamp, couvent de La Tourette, Église Saint-Pierre), ces réalisations sont plus que des « machines à habiter », et offrent au visiteur une composition plastique dont la forme, toujours basée sur un jeu mathématique (le modulor) 7 témoigne d'une approche sensible de l'architecture, faisant appel aux émotions.





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