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 Architecture de Terre

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king-archi2010
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مُساهمةموضوع: Architecture de Terre   السبت نوفمبر 03 2012, 18:41



Architecture de Terre



L’expression "architecture de terre" désigne l’ensemble des édifices maçonnés en terre crue, et exclut à la fois l’architecture de brique (terre cuite) et les cavités creusées dans les sols meubles qu’on trouve en Andalousie, au sud de la Tunisie et surtout dans la "ceinture de lœss" vivent plus de dix millions de Chinois.



Le matériau de construction que l’on nomme béton de terre, boue séchée, terre battue, pisé, torchis, adobe (mot d’origine arabo-hispanique adopté en américain) est employé depuis au moins dix mille ans. Il a servi à construire les premières villes connues. Aujourd’hui, le tiers de l’humanité, peut-être davantage, vit dans des habitats de cette sorte. Des palais, des fortifications, des villes entières bâtis en pisé défient les siècles, s’ils sont annuellement entretenus. Laissés sans soin, ils fondent sans qu’en subsiste la moindre trace.


1. Aperçu historique et géographique


La construction en terre est demeurée courante dans toute l’Europe, urbaine et rurale, jusqu’au XXe siècle et, en France même, jusqu’aux années 1930 (Durance, Lyonnais, Normandie, région de Rennes, Sologne, Vendée). Parmi les logements ruraux français construits avant 1914 et encore debout, 15 p. 100 sont en terre. Quelques immeubles citadins en terre demeurent habités, à Lyon et Reims entre autres. Dans le reste de l’Europe, le plus marquant est en Allemagne, à Weilburg an der Lahn (Hesse). Il a sept étages. Construit en 1820, il reste en parfait état.
Dans les pays du Tiers-Monde, hors des forêts équatoriales où l’on construit tout en charpente et en vannerie, le pisé était encore récemment utilisé par tous, riches et pauvres. Les seigneurs d’Arabie ou du Sahara vivaient dans leurs palais de torchis un luxe raffiné, et les sultans du Maroc eux-mêmes ne dédaignaient pas d’édifier en terre des mosquées importantes (Tinmal), ou l’enceinte de leurs villes impériales. Le gouverneur britannique du Nigeria faisait, en 1900, bâtir sa résidence de Kano entièrement en terre, selon l’antique usage haoussa. La diffusion des matériaux modernes a, comme ailleurs, peu à peu dévalorisé les constructions de terre, si bien qu’il n’existe probablement plus guère de notables qui en aient conservé le goût. Elles restent cependant si courantes chez les peuples pauvres qu’elles y suivent à peu près l’expansion démographique.


2. Technologie


Composition du matériau
Les terres employées pour construire comportent toutes de l’argile, pour sa cohésion. Mais l’argile seule ne peut suffire, parce qu’elle gonfle ou subit un retrait selon le degré hygrométrique. Il faut la mélanger à des matériaux qui limitent ces variations : le sable, le gravier et la paille, en particulier. Gorgée d’eau, l’argile perd rapidement sa résistance mécanique et devient une boue liquide. On cherche donc, lorsqu’on n’est pas sûr de pouvoir la mettre à l’abri de toute imbibition, à lui adjoindre des matériaux stabilisants : la cendre de bois, la sève de certaines plantes, l’asphalte, dont se servaient déjà les Babyloniens, la chaux et, plus récemment, le ciment et même l’huile de vidange. Le premier théoricien de la construction en terre est l’architecte et entrepreneur lyonnais François Cointeraux (1740-1830). Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages consacrés à la rationalisation des procédés ancestraux, qui eurent un fort retentissement à l’étranger (certains furent traduits en cinq langues). Ce n’est que vers 1920 que reprirent en Australie, avec G. F. Middleton, ainsi qu’aux États-Unis, sous l’égide de centres de recherches universitaires, agronomiques et militaires, les études systématiques en vue de perfectionner les caractéristiques mécaniques et la durabilité du matériau. Elles avaient pour but la construction à bon marché de bâtiments, de routes, de pistes d’aviation et même de canaux d’irrigation. Elles donnèrent lieu, dans le sud-ouest des États-Unis, à une renaissance architecturale de l’adobe. Ces recherches, poursuivies sans interruption dans plusieurs pays industriels et du Tiers-Monde, ont fourni de remarquables résultats. Les dosages les plus efficaces sont aujourd’hui parfaitement connus. On a aussi mis en relief l’importance du compactage : soumis à une forte pression mécanique, le mélange devient beaucoup plus résistant et plus stable ; aussi plusieurs machines (à main ou pneumatiques) capables d’exercer des pressions bien plus fortes que les outils traditionnels ont-elles été mises au point. Depuis 1970, la recherche technologique européenne et la formation sont principalement le fait du groupe français CRATerre, installé à Grenoble.
Mise en œuvre
Des quatre techniques qui coexistent, trois utilisent le béton de terre seul, l’une l’associe au bois.
Le modelage est probablement la plus ancienne technique. Elle consiste à entasser, comme le font les sculpteurs, des boules de terre humide qui se collent, puis à lisser le tout jusqu’à obtenir la forme désirée. Cette technique peut s’appliquer à l’ensemble de la construction ou seulement aux enduits.
Pour former un clayonnage, on construit d’abord une ossature de bois, puis on colmate les vides avec du béton de terre. Cette méthode est au principe des architectures à « colombage », aujourd’hui abandonnées, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, de la moitié nord de la France. Elle est encore fort répandue dans le Tiers-Monde.
Pour obtenir une maçonnerie de parpaings, on moule, puis on fait sécher au soleil des blocs parallélépipédiques. Aujourd’hui, les parpaings, stabilisés au ciment ou aux dérivés de l’asphalte, moulés dans une presse développant 50 kg/cm2, maçonnés au mortier de ciment et non plus à la terre, sont utilisés à grande échelle dans certaines régions, Amérique du Sud et Afrique d’expression anglaise principalement. Dans les pays pauvres, cette amélioration a néanmoins trois inconvénients : le montage des murs et des piliers nécessite une main-d’œuvre qualifiée relativement nombreuse, l’exécution des joints exige une grande quantité de ciment, enfin la résistance des parpaings, obtenue par la stabilisation du béton de terre, entraîne à faire des murs et des voûtes trop minces, donc souvent insuffisamment isolants.
Le pilonnage s’effectue avec des dames qui tassent le béton entre des coffrages ou banches, qui sont déplacées au fur et à mesure que se monte le mur. Les banches traditionnelles sont en bois, mais lorsqu’on substitue le compactage pneumatique au damage manuel, on les remplace par des éléments métalliques plus résistants. Cette forme modernisée d’une technique ancestrale a été expérimentée au Maroc en 1967 par l’ingénieur Alain Masson. Elle a pour avantages essentiels un prix de revient très bas et une grande rapidité d’exécution (une maison par jour). Mais l’importance du matériel de chantier nécessaire la limite à des opérations de construction d’au moins cinq mille mètres carrés.



3. Caractères architecturaux


La terre crue est à l’origine d’un grand nombre de types architecturaux. Citons, entre autres, dans le sud de la Chine, les vastes bâtiments collectifs ouverts sur une cour intérieure ronde ou carrée, fermés sur l’extérieur, dans lesquels vivent les communautés rurales Hakka ; au Yémen, les immeubles citadins de sept à dix étages (Shibam ), dont les baies sont garnies de délicats meneaux et d’entrelacs de terre chaulée ; au Mali, les mosquées (Mopti) aux minarets effilés ornés de longues perches , aux intérieurs voûtés et peints de motifs colorés ; en Égypte, en Syrie, les agglomérations de mille coupoles ; au Pérou, plusieurs grandes églises baroques du XVIIIe siècle ; au sud-ouest des États-Unis, les villages indiens Hopis, Pueblos, savants assemblages de terrasses enchevêtrées sur cinq niveaux. Deux archétypes, sans doute les plus accomplis, résument l’ensemble des traits originaux de l’architecture de terre ; ce sont : la kasbah (château fort) des vallées présahariennes du Maroc, parfois immense et somptueuse comme celle des princes Glaoui à Telouet, malheureusement abandonnée à la ruine, et la case-obus des tribus Mousgoum du Cameroun. Toutes deux expriment avec force comment, des contraintes imposées par l’utilisation du béton de terre, furent tirés peu à peu des effets architecturaux spécifiques.
Un matériau peu résistant
Le pisé, même stabilisé, ne possède qu’une faible résistance à la compression. Aussi, dans l’architecture de la kasbah, basée sur l’empilement de charges verticales, les effets tirés de murs massifs, de volumes internes peu ouverts sur l’extérieur prédominent-ils nettement. Les portiques qui bordent le patio intérieur n’ont pas la légèreté habituelle des colonnades : les piliers massifs laissent entre eux des intervalles beaucoup plus étroits que s’ils étaient de bois ou de pierre. La case-obus, elle, montre comment – le béton de terre ne pouvant supporter d’autres efforts que de compression – toute voûte réalisée avec ce matériau est nécessairement de forme parabolique. Enfin, pour accroître la résistance aux chocs des parties les plus exposées, l’entourage des baies en particulier, on les recouvre souvent d’un enduit dur à la chaux, dont la couleur, tranchant violemment sur celle de la terre, est source de nombreux motifs décoratifs particulièrement travaillés en Mauritanie .
Un matériau craignant la pluie
Sa perméabilité n’a jamais cependant empêché qu’on l’utilise dans les pays enneigés ou pluvieux. On dit en Angleterre qu’une maison en terre durera des siècles « si elle conserve toujours un chapeau et de bonnes bottes », c’est-à-dire un toit bien débordant et un socle en brique ou pierre. Au sud du Maroc, les averses sont rares mais violentes. Aussi les murs de la kasbah sont-ils protégés en haut par une corniche débordante, généralement en bois, elle-même retenue en place par des merlons qui animent la silhouette de l’édifice ; en bas, un soubassement de pierre en talus évite l’érosion due au rejaillissement de la pluie sur le sol ; et sur toute la surface du mur, un enduit perméable ralentit le ruissellement. C’est, de même, pour freiner l’eau de ruissellement qu’on dispose en quinconce, sur toute la voûte de la case-obus, des saillies oblongues d’un bel effet décoratif.
Un matériau plastique
Dans les architectures traditionnelles de terre, l’ornement en saillie ou en creux a beaucoup d’importance ; il renforce par contraste la puissance et la simplicité des volumes construits qui, sans lui, paraîtraient souvent pauvres.
La kasbah et la case-obus illustrent aussi le type d’ornementation auquel le pisé, encore humide, se prête le mieux : soit, en saillie, une composition de formes simples, vigoureuses, sans arêtes ni angles vifs ; soit au contraire, en creux, un lacis de lignes pouvant être finement gravées.



4. L’architecture de terre contemporaine



Dans les pays du Tiers-Monde, même là où la construction en terre est la mieux adaptée au climat et aux traditions, on voit souvent les nouveaux citadins, même les plus démunis, dans leur désir de rejeter leur ancien mode de vie rural, lui préférer les abris en bidons ou en carton goudronné, pourtant bien moins confortables. Il n’y a guère, jusqu’à présent, que les gouvernements de l’Allemagne, de l’Inde, du Pérou et de la Tanzanie ainsi que quelques grandes institutions internationales (Banque mondiale, Fonds européen de développement, Nations unies) qui aient favorisé le retour aux constructions de terre, sous des formes modernisées. L’architecte égyptien Hassan Fathy, devenu l’un des plus importants apôtres d’une nouvelle architecture populaire pour le Tiers-Monde, a fort bien raconté l’hostilité incessante qu’il a rencontrée lorsqu’il entreprit de construire le nouveau village de Gourna vers 1950.
Quelques grands efforts d’utilisation du béton de terre stabilisée ont été néanmoins entrepris : dans les colonies anglaises et surtout en Afrique du Sud depuis 1940, pour les cités ouvrières urbaines ou minières ; dans les colonies françaises d’Afrique noire, mais à une échelle moindre, dans les années 1950 ; en Amérique du Sud et en Afrique, surtout depuis 1960 : habitations (trois mille logements économiques d’État à Marrakech [Maroc] en 1961), écoles, hôpitaux, citernes, silos.
L’essor contemporain de la terre crue ne se limite plus aux pays pauvres depuis la grande prise de conscience du gaspillage énergétique qui s’est faite dans les années 1970. Il est déjà fortement marqué dans le sud-ouest des États-Unis ; en Arizona et au Nouveau-Mexique, particulièrement, où le climat sec convient à ce matériau et où la double tradition indienne et hispanique fournit un exemple vivant, les résidences aisées sont parfois construites en adobe stabilisé (La Luz, ensemble de cent dix maisons à Albuquerque, 1974). La nouvelle attitude des couches aisées à l’égard de l’adobe favorise en retour son acceptation par les classes moyennes et les pouvoirs publics (écoles, centres culturels) : à tel point que désormais, dans les États américains du sud-ouest, on trouve une cinquantaine de petites firmes fabriquant industriellement des parpaings de terre traditionnels ou stabilisés au ciment.
En France, à la suite d’une campagne internationale de sensibilisation suscitée en 1981 par le Centre Georges-Pompidou, à l’aide notamment d’une exposition itinérante et d’un film, a commencé en 1982, dans la ville nouvelle de l’Isle-d’Abeau, l’édification d’un ensemble expérimental de cinquante logements en terre.



5. L’avenir de l’architecture de terre


Sous la poussée des besoins, la réserve des autorités du Tiers-Monde envers le matériau ancestral diminuera probablement de plus en plus. Mais comme, parallèlement, les États les moins industrialisés doivent abandonner peu à peu l’ambition de construire eux-mêmes des logements au profit d’investissements productifs, il est difficile d’y augurer de l’avenir du béton de terre stabilisée. Les pouvoirs publics sauront-ils diffuser les techniques nouvelles, mettre les outils à la disposition des usagers eux-mêmes, populariser le « tour de main » en l’enseignant dans les écoles, par exemple, comme le propose I. S. Uppal pour l’Inde ? Là où la terre argileuse est presque le seul matériau de construction disponible, tout progrès significatif des conditions matérielles d’habitat passe nécessairement par l’application à grande échelle des recettes mises au point depuis longtemps déjà par les ingénieurs. L’immense difficulté réside dans la vulgarisation de ces procédés.
Dans les pays riches, un essor du béton de terre n’est pas exclu, du fait des exigences croissantes en faveur d’habitats enracinés à un terroir et avares d’énergie. Limité dans un premier temps à quelques constructions destinées aux loisirs, dans lesquelles prime un aspect folklorique et archaïsant – c’est le rôle que jouent déjà les toitures en chaume des résidences secondaires dans certaines régions d’Europe –, ce renouveau pourrait se développer du fait de la revendication écologique naissante.
L’architecture de pisé se présente en effet comme idéale pour abriter une humanité enfin soucieuse de préserver son avenir lointain. Elle conduirait à une importante économie d’énergie (pas de cuisson de la terre, très faible consommation de ciment ou de chaux, diminution des transports). Les pollutions qui découlent de la production seraient réduites d’autant, surtout celles qui sont issues des cimenteries. Enfin, si le béton de terre est écologiquement « propre », c’est parce que le temps peut le détruire autant de fois qu’on le souhaite. Ne laisser ni déchets ni traces indélébiles, peut-être sera-ce une ambition nouvelle pour l’architecture.

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