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 l'architecture Romaine

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مُساهمةموضوع: l'architecture Romaine   الأربعاء مارس 30 2011, 09:08



l'architecture Romaine

Les reprises et les innovations des Romains :

Les trois ordres des Grecs :
L'architecture romaine a repris à la Grèce les trois ordres.
Dans la colonnade du temple grec, un ordre est l'unité formée :
- Par la colonnade et son chapiteau
- Par la superstructure horizontale : l'entablement, composé de l'architrave, de la frise et de la corniche qui représente la saillie du toit.
- Par le piédestal, mais qui n'est pas une partie essentielle.

Les trois ordres de colonnades

Vitruve, architecte romain du Ier siècle ap JC a écrit le premier traité connu sur l'architecture : le "De l'architecture", en dix livres qu'il a dédié à Auguste.
Il décrit les trois ordres : le dorique (1), l'ionique (2), le corinthien (3) et mentionne le toscan.
Il les associe à la construction des temples et indique à quels dieux et déesses, chaque ordre convient le mieux.

Chaque ordre obéit à des rapports plus ou moins codifiés : le module de ces rapports était le demi-diamètre de la colonne, prise juste au-dessus de sa base moulurée. Le plus apprécié par les Romains fut le corinthien dont l'acanthe offrait de belles possibilités décoratives.

Les innovations :
L'architecture romaine a fait un usage systématique de la voûte en berceau peu utilisée par les Grecs et sans doute enseignée aux Romains par les Étrusques. Les Romains s'en sont servis pour remplacer le linteau droit des portiques, ce qui permettait d'espacer les colonnes et de diminuer les charges supportées par celles-ci. C'est ainsi que furent créés les portiques à arcades. Les Romains ont employé "l'arc de décharge", arc en plein cintre, dans la masse du mur qui permettait de répartir les poussées et d'édifier sans risques d'effondrement d'immenses murailles.

Une autre innovation technique importante : "l'opus caementicium" : la partie vive de la muraille, uniquement en pierre de taille chez les Grecs, est désormais un conglomérat de pierres quelconques logées dans du ciment. Ce conglomérat est résistant : il absorbe bien les poussées. Il est facile à modeler par des coffrages en bois. Il permet d'adopter des solutions hardies. La construction est rapide et économique puisque le seul parement (la partie extérieure)qui dissimule ce noyau est en pierres de taille et exige un personnel hautement qualifié par rapport au simple travail de maçon.
L'aspect des parements a varié selon les époques, ce qui permet aux archéologues de dater les pans de murs qu'il découvre. Il y a eu : "l'opus quadratum", "l'opus incertum", "l'opus reticulum" et "l'opus latericium".

Les matériaux utilisés :
Les Romains ont utilisé la pierre- le travertin -pierre dure et résistante au feu qui provient de la région de Tivoli.
Mais ils ont surtout fait usage de la brique qui permet l'arc de décharge. Elle était un matériau bon marché, facile à préparer et à mettre en œuvre. Le Parthénon avec sa coupole est né de la brique.

Les Romains ont employé, à partir d'Auguste, le marbre pour les frises et les colonnes et chapiteaux et des marbres précieux pour les placages et certains revêtements. Dès le début de l'Empire, on en importa de toutes les provinces. Associé au porphyre et au basalte, ils formaient des décors polychromes (de plusieurs couleurs) très beaux.
Ce goût de la belle pierre, ce souci du décor sont un trait caractéristique de l'esprit romain.

L'architecture religieuse : le temple


Les Romains ont construit beaucoup de temples ce qui montre l'importance du service des dieux. La plupart sont aujourd'hui ruinés. Chaque souverain s'est toujours réclamé d'un dieu, considérant son pouvoir, son "imperium", comme une incarnation de celui des dieux.
- César a fait élever le temple de "Venus Genitrix" (Vénus mère), mère d'Énée, le héros troyen, ancêtre mythique de la famille de César.
- Auguste qui laissait murmurer qu'il était le propre fils d'Apollon, lui fit construire un temple, tout entier revêtu de marbre et sur le toit, le char du soleil tout resplendissant d'or.

Parce qu'ils admiraient les Grecs, ils s'en inspirèrent pour la construction de leurs temples. Le temple romain typique est un édifice à portique ouvert et fronton en façade entouré ou non de colonnes ou de pilastres, presque à l'image du temple grec mais une image reconstruite.La maison carré de Nîmes, très bien conservée.
D'abord, il se dresse sur un podium, une haute terrasse caractéristique des temples italiques, auquel on accède par par un escalier en façade.
A la colonnade grecque périptère (qui entoure le temple), ils en préfèrent une qui ne se développe qu'en façade (avec le plus souvent 6 colonnes) et se prolonge sur les murs du sanctuaire -la cella- par des colonnes appliquées (ou engagées) : c'est un temple pseudopériptère.
La cella n'abrite que la statue du dieu. Le culte se déroule à l'extérieur sur l'autel placé devant.
Le décor en frise ou sur le fronton n'existe pas contrairement à la Grèce sauf quelques exceptions. Une inscription dédicatoire permet de connaître les circonstances de l'édification.

L'architecture publique : La basilique et les marchés :

C'est-à-dire les monuments qui sont au service de la communauté sociale à laquelle le pouvoir romain a toujours attaché de l'intérêt.

La Basilique : (du grec : "portique royale")
La basilique de Maxence. Grandiose exemple de voûte à caissons. C'était à Athènes le portique de l'archonte-roi et dans l'Orient hellénistique de vastes "halles" couvertes, dont la mode s'était répandue et qui étaient dues à la munificence des princes, pour y être à l'abri des intempéries.
Elles firent envie aux Romains qui apprirent à les connaître pendant les guerres contre Antiochus de Syrie et les rois de Macédoine. De retour dans leur pays, les triomphateurs voulurent doter Rome de la même commodité.
Ce bâtiment fut acclimaté à Rome sous le nom de "basilica", un local organisé intérieurement par une colonnade qui en fait le tour ou bien se répartit en deux rangées parallèles aux larges côtés, les nefs, dont l'une est centrale et les deux autres latérales.
Un emplacement est réservé à l'estrade -le tribunal- situé à l'extrémité de l'un des axes du bâtiment, en face de la porte. On a pris l'habitude de placer ce tribunal dans une abside.
Le temps a vu les nefs et les absides se multiplier, un étage s'édifier. Mais l'importance de la basilique dans l'histoire de l'architectureLa basilique de Maxence tient aux solutions apportées au problème de sa charpente :
- La toiture en charpente à double pente a été la forme la plus répandue.
- La voûte n'a été que rarement adoptée.

La basilique se trouve toujours sur le forum. Elle servait de lieu de réunion pour les hommes d'affaires et de tribunal. C'est dans la basilique Julia (sous Auguste ) que siégeait le tribunal des "centumvirs" qui s'occupait de certains procès civils, notamment les affaires d'héritage. Pline le Jeune y prit souvent la parole et nous a laissé le souvenir de l'atmosphère qui y régnait, de la foule qui accourait lorsque devait parler un avocat de renom dont la voix emplissait cet énorme édifice.

Le plan de cet édifice païen fut repris pour les premières églises chrétiennes.

Les marchés
Ils donnent lieu à d'intéressantes réalisations qui combinent les recherches esthétiques et l'organisation pratique.

Un exemple : le marché de Trajan Le marché de Trajan

C'est un vaste ensemble découvert lors des fouilles de 1928, au delà de l'hémicycle Nord du forum de Trajan.
Il présente une façade circulaire donnant sur deux étages de boutiques et plus haut encore d'autres magasins.
C'est un véritable entrepôt pour les marchandises les plus diverses avec des magasins aménagés spécialement pour le vin et l'huile, des boutiques pour le commerce de détail et des viviers, grands bassins d'eau de mer qui permettaient de conserver le poisson dont les romains étaient très friands.
Mais aussi des bureaux où les arcarii Cæsaris (les agents du Fisc) prélevaient les taxes sur les opérations commerciales, préparaient les marchés passés pour le compte de l'État et surveillaient toutes les transactions.
Donc, un vaste ensemble d'architecture utilitaire mais ayant aussi pour objectif la centralisation et la mainmise des services administratifs sur le commerce.

L'architecture publique : Les thermes

les thermes : des établissements de bains
Les Romains leur demeurèrent longtemps hostiles tout comme au théâtre jusqu'au début de l'Empire où ils prirent une place considérable ce qui explique l'ampleur des constructions.
En effet les Romains pensaient que ces édifices destinés au plaisir ne pouvaient qu'énerver les âmes et nuire aux vertus de la race. Pour surmonter ce préjugé défavorable, les thermes furent d'abord présentés comme l'annexe d'un gymnase, gymnase que les rois hellénistiques, en Orient, avait coutume d'offrir à une cité lorsqu'ils voulaient l'honorer, l'accompagnant d'une dotation suffisante pour en assurer le fonctionnement et fournir gratuitement l'huile.

Les thermes apportaient un confort dont les habitants étaient le plus souvent dépourvus.
C'était un lieu de rencontre et de divertissement gratuit qui joua un rôle social déterminant.
A partir de Trajan, les femmes bénéficiaient de la même gratuité jusque là réservée aux hommes. Mais elles ne pouvaient y venir que certains jours.

Plan des thermes de Trajan Tous les thermes présentent une même organisation :



L'Apodyterium : le vestiaire.
- Le Caldarium : salle de bain chauds.
- Le Tepidarium : salle à température modérée située entre le caldarium et le tepidarium.
- Le Frigidarium : salle de bains froids.
- Le Laconicum : étuve pour les bains de vapeurs. Le laconicum n'est, quelquefois, qu'une partie du caldarium
Une piscine, un bassin pour les bains en commun, un palestre, un espace découvert pour la promenade ou les exercices physiques, complètent ces bains. Et pour la conversation, des exèdres, petites salles munies de bancs, ayant souvent la forme d'une abside
Le système de chauffage -l'hypocauste- est disposé dans le sous-sol du bâtiment. De l'eau est portée à ébullition dans une grande cuve en cuivre puis s'écoule par un ingénieux système hydraulique sous les salles : la vapeur remonte par des trous dans les pièces chauffées et les Romains devaient porter des sandales pour ne pas se brûler les pieds !
La suspensura est la structure formée par le sol de la salle du chauffage et par les piliers qui la portent.

Les thermes de Caracalla ou ceux de Dioclétien étaient monumentaux. C'est l'utilisation de la brique, matériau léger, et de la voûte d'arêtes qui a permis de construire et de couvrir des bâtiments aussi vastes.
Un décor soigné, souvent luxueux, de mosaïques, de placages de marbre au sol et sur les murs complétait cette architecture.
On trouvait aussi dans les thermes toutes sortes de boutiques, de marchands de statuettes, de boissons chaudes ou froides, de pâtisseries : tout ce qu'il fallait pour passer une agréable après-midi, une fois la journée de travail achevée

L'architecture publique : les lieux de divertissement

Le théâtre



Les premiers théâtres étaient construits en bois. Ce n'est qu'au 1° S ap J-C. qu'ils furent réalisés en pierre.
Le plus souvent aménagé sur les pentes d'une colline, le théâtre romain se différencie pourtant des modèles grecs par la réduction de son orchestre qui, n'ayant plus d'utilité réelle, n'est plus circulaire mais semi-circulaire. Le spectacle se déroule désormais sur un massif surélevé, la scène, fermé par un haut mur comportant les trois ordres de colonnades, le "frons scenae" qui n'est plus indépendant mais relié aux gradins.
Le "frons scenae" est articulé de façon à aménager trois voies. Il s'enrichit d'un décor de riches colonnes et statues.
Le théâtre de Marcellus à Rome ; ceux de Vaisne, de la Rouaire, de Lyon et d'Orange nous ont offerts de beaux vestiges.

L'amphithéâtre
Il serait issu de la jonction de deux théâtres en bois.
L'arène au centre est elliptique. Les spectateurs se tiennent tout autour (= amphi en grec) sur des gradins.
L'amphithéâtre presque toujours construit au-dessus du sol , et non creusé comme le théâtre, était utilisé pour les jeux du cirque. Ces spectacles favoris des Romains comprenaient des combats de gladiateurs qui opposaient des adversaires professionnels différemment armés, des combats contre des animaux féroces et même des mini-batailles navales (des naumachies) dans l'arène transformée en lac.

L'amphithéâtre fait appel aux techniques du voûtement pour l'exécution des locaux techniques situés sous l'arène et pour les corridors de circulation du public, situés sous les gradins.

un exemple : Le Colisée ou amphithéâtre flavien

La façade du ColiséeC'est une œuvre grandiose achevé par Domitien, inauguré en 80 par Titus par des jeux qui durèrent trois mois.
Extérieurement, il mesure 188 m sur 156 m et à la forme d'une ellipse. La hauteur de sa façade est de 48,5 m, répartis entre quatre étages.
Les trois premiers étages à partir du sol forment trois rangées d'arches comme au théâtre Marcellus.
Les piliers se continuent d'un étage à l'autre sur la même verticale et sur chacun d'eux se détache une colonne à demi engagée : c'est donc un bâtiment aux horizontales circulaires fortement soulignées par les étages, ainsi que les verticales qui le sont par les piliers et les colonnes engagées.
On y voit l'étagement des ordres, repris à l'architecture des temples. Le Colisée est l'exemple antique le plus spectaculaire de la superposition des ordres, principe d'architecture repris jusqu'au XIX° siècle.

Chaque étage reçoit un ordre approprié :Vue aérienne du Colisée - Le dorique, simple et fort pour le bas.
- Le ionique, plus léger au deuxième étage.
- Le corinthien, élégant au troisième.
- Au-dessus de cette triple arcade, un quatrième "composite" où les piliers sont remplacés par des pilastres en légère saillie sur le mur. Celui-ci est percé de petites fenêtres rectangulaires mais seulement tous les deux entrecolonnements.
Une ligne de corbeaux (pièces en saillie) sont destinés à supporter les mâts qui, passant par une ouverture correspondante dans la corniche, servaient à tendre un immense voile autour des gradins : le vélum, manœuvré par un détachement de la marine impériale, cantonnée spécialement à Rome.
Les gradins qui pouvaient contenir jusqu'à 50 000 spectateurs, reposaient sur une voûte qui, elle-même, prenait appui sur trois murs concentriques entre lesquels couraient des couloirs de circulation. De loin en loin, 80 grandes portes appelées "vomitoria" donnaient accès aux rangées de gradins.
L'arène était séparée des première rangées par une balustrade et était inférieure de quatre mètres par rapport aux gradins, pour la sécurité des spectateurs.
Le sol de l'arène était en bois. Il reposait sur une structure dans laquelle il y avait des cages pour les animaux, des "loges", des monte-charges, des emplacements pour le décor, les apparitions divines et tout l'appareil merveilleux qui accompagnait les spectacles de l'arène.Le Circus Maximus à Rome C'est un édifice à gradins (A), destiné aux courses de chars. Son plan est un rectangle allongé arrondi à une extrémité et terminé à l'autre par un oppidum (C).L'oppidum est un corps de bâtiments formant l'une des extrémités du cirque et contenant les carcers (e) (les remises des chars).
Il a la forme d'un arc de cercle dont le centre est placé au milieu du départ de la piste (B) de façon à égaliser les chances des concurrents.
Plan d'un cirque
Un mur bas, la spina (b), divise l'arène en deux parties dans le sens de la longueur qui portent à chacune de ses extrémités une borne ou meta:
- la meta prima (d) est placée du côté de l'oppidum
- la meta secunda (c) est placée à l'autre extrémité de la spina
Les chars devaient en faire plusieurs fois le tour sans accrocher aux virage aucune meta
L'architecture et l'État

L'architecture au sevice de l'Etat, son principal commanditaire, s'inscrit dans une idéologie de triomphe et de puissance. Cette idéologie s'exprime à travers le forum, l'arc de triomphe et les colonnes honorifiques.

Le forum

Cette cuvette entre les collines du Capitole, du Palatin, du Quirinal et de l'Oppius est dès la Rome des rois à la fois un marché et le cœur de la vie politique. C'est là que se trouvent le sanctuaire de Vesta, comme foyer commun de la cité, et le palais du vieux roi Numius Pompilius.
Puis César, Auguste ensuite, créent au voisinage du vieux forum romain des places péristyles, entourées de portiques (passages couverts à colonnes) capables d'accueillir les citoyens et de servir de cadre à leurs activités publiques ou privées. Leurs successeurs suivront l'exemple, jusqu'au début de la dynastie antonine.
C'est à Trajan (98-117) que Rome doit l'ensemble architectural le plus vaste et le plus complexe qui est conservé à l'intérieur de Rome.

Le forum de Trajan

Il présente la forme la plus achevée de ce souci d'organisation rationnelle des espaces qui est une des composantes de l'architecture romaine.

Plan du forum de Trajan


Il est composé de plusieurs parties :
a) un arc en guise d'entrée monumentale (le souvenir en est conservé par des pièces de monnaie)
b) une vaste place bordée de portiques.
Entre les colonnes étaient disposées des statues des généraux célèbres et d'hommes d'État du passé. Au-dessus de la colonnade courait un attique décoré de statues représentant les prisonniers Daces.
Au milieu des côtés longs, s'ouvraient deux grands hémicycles qui servaient de salle de réunion.
Au centre, se trouvait une statue équestre de l'empereur.
c) une grande basilique fermait cette place, du côté opposé à l'entrée : la basilique Ulpienne, qui se terminait par deux absides symétriques.
d) Au-delà, la colonne Trajane
e) Sur les côtés, deux bibliothèques :
- l'une pour les ouvrages en langue latine comme les archives impériales, les textes juridiques...
- l'autre pour les ouvrages en langue grecque.
La disposition en était celle de toutes les bibliothèques connues : des niches ménagées entre les piliers et destinées à recevoir les armoires où, dans des casiers on disposait les rouleaux ou volumina, la forme du livre antique.
f) Au fond, son successeur fera construire un temple en l'honneur de l'Empereur défunt

Le forum de Trajan comportait en plus un enclos funéraire et un marché
Ce bâtiment est une illustration parfaite de l'idéologie impériale : par sa prétention à l'universalité, c'est-à-dire à s'étendre à la totalité du monde civilisé (les latins et les grecs) et barbare.
Le complexe tout entier a été conçu par un architecte de génie : Apollodore de Damas

Le forum de Trajan met en évidence la force victorieuse de l'empereur (arc, colonne, reliefs) qui assure au monde romain la paix, la bonne administration et une culture florissante (bibliothèques).
La colonne Trajane- La colonne Trajane (vers 112) qui se dresse entre les deux bibliothèques fut élevée par Trajan pour commémorer sa victoire sur les Daces.
La colonne est une création nouvelle et romaine, mais le relief qui la décore est une assimilation de l'art grec.
Elle est composées de dix-sept tambours en marbres de Carrare superposés. L'intérieur est creux et un escalier en spirale permet d'accéder au sommet. Elle comportait primitivement à son sommet la statue de Trajan. Sous le piédestal se trouve la tombe de Trajan, mais l'urne d'or qui contenait ses cendres a disparu depuis bien longtemps !

Les reliefs qui la décorent sont une sorte de chronique illustrée et continue sur toute la colonne ; on y a sculpté des gros plans, des vues plongeantes et des vues d'ensemble. C'est donc une figuration du temps et de l'espace.
C'est aussi la transmission d'un contenu moral et politique qui insiste sur l'humanité des vainqueurs.

- La colonne aurélienne (de Marc Aurèle) fait le récit des deux campagnes de Marc Aurèle sur les Sarmates et les Germains.
L'écriture et le contenu moral sont différents de la colonne Trajane. Le relief est plus détaché du fond et le dessin plus lisible. La conception est plus schématique et les motifs répétés. Le récit est plus dramatique, voire fantastique : y apparaît un génie ruisselant de pluie. Il y a donc irruption de l'irrationnel dans un récit historique qui est a relier aux nombreux cultes orientaux qui promettent le salut dans l'au-delà. Les scènes sont davantage cruelles : la guerre est sans-merci.
L'empereur est présenté non plus au milieu de ses soldats mais au-dessus : il est véritablement déifié

L'arc de triomphe


C'est le monument qui illustre le mieux l'art impérial. Le principe s'est élaboré petit à petit et s'est fixé à l'époque d'Auguste.
Deux piles massives reliées par une arcade en plein cintre, surmontées par un massif de maçonnerie, l'attique. Des colonnes engagées dans les parois extérieures ou détachées en avant complètent le monument et en souligne la verticalité. Une inscription évoque les motifs de la construction et rappelle les titres du souverain honoré, dont une statue se dresse souvent sur l'attique.
Des variations peuvent intervenir dans la disposition des colonnes mais le type reste le même.L'arc de Constantin C'est un bloc de maçonnerie massif percé de trois ouvertures. Celle du centre forme l'arc principal et les deux autres sont des arcs subsidiaires, plus petits, plus étroits : donc toujours cette même division tripartite par quatre colonnes égales séparées par des intervalles inégaux. Les colonnes sont détachées avec un entablement faisant retour et un attique superposé.

Les quatre colonnes placées entre les quatre piliers divisent les arcs. Elles reposent sur des piédestaux et montent jusqu'à un entablement qui revient en saillie au-dessus de chacune d'elles. Chacun de ces décrochements portent une statue en pied.
La superstructure qui couronne le tout, l'attique, sert de fond aux statues et est sculpté de reliefs et porte une inscription.

La clé de voûte de l'arc central vient se coller exactement contre la base de l'entablement. Les clés de voûtes des arcs latéraux sont, elles, collées à la corniche qui prolonge l'imposte de l'arc central.
Le rapport de la largeur sur la hauteur est le même pour les trois arcs.
Chaque saillie de l'entablement est telle que la colonne qui lui correspond et son piédestal remplissent l'espace entre ce décrochement et le sol.
Ainsi se dessinent quatre verticales qui assurent l'assise du bâtiment et en soulignent l'élévation, symbole de triomphe et de puissance.
La compacité et l'harmonie ont une fonction symbolique.
L'arc de triomphe n'est pas une porte de ville. Son absence d'utilité matérielle souligne encore davantage qu'il est un symbole de toute la puissance impériale.

D'autres grandes constructions

Les Romains construisirent l'un des meilleur et des plus vaste réseau de distribution d'eau de l'Antiquité. La consommation était très importante. Des aqueducs traversaient la campagne pour alimenter la cité.
A l'intérieur des villes, l'eau était collectée dans des bassins et des réservoirs avant d'être distribuée ,au moyen de longues canalisations souterraines, dans les maisons de riches, les thermes et les fontaines publiques. Ce réseau ne fut modernisé qu'au XIX° siècle.

Le transport de l'eau : les aqueducs (du latin aqua = eau et ducere = conduire)
Ce sont des conduites d'eau qui permettaient d'amener, souvent de très loin l'eau potable jusqu'à la ville.Il se compose de trois étages :
- l'étage inférieur composé de 6 arches
- l'étage médian composé de 11 arches
- l'étage supérieur composé de 35 arches
C'est l'étage supérieur qui supporte le canal, protégé par une dalle de couverture.
Un bandeau sépare les étages.
Le tout est un bel exemple du travail de voûtement avec le seul emploi de la pierre de taille.
Les Romains en ont établi les fondations dans le rocher. Les piles sont pourvues d'avant-becs en forme d'étrave de navire, destinés à fendre le courant lors des crues du Gardon.

Les moulins
Les Romains n'utilisaient pas l'énergie éolienne pour faire fonctionner leurs moulins. Ils savaient en revanche utiliser l'énergie hydraulique. Les moulins étaient donc placés sur les rivières.
Ils étaient utilisés pour moudre le grain.

Conclusion

Les monuments romains, bien que pour la plupart ruinés, tant à Rome que dans ses provinces, s'imposent encore par leur grandeur.
L'arc de triomphe et l'amphithéâtre qui combinent l'arc et l'ordre sont les édifices qui apprirent le plus aux hommes de la Renaissance et à ceux qui suivirent.

Bibliographie
- François Baratte, L'art Romain, Flammarion
- Pierre Grimal, Nous partons pour Rome, P.U.F.
- John Summerson, Le language classique de l'architecture, Thames & Hudson.
- J-Marie Pérouse de Montclos, Architecture, Vocabulaire, Imprimerie Nationale.
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